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DE LA CAMPAGNE VILLEPIN 2012

Vivre ensemble semble devenir de moins en moins évident pour les Français, à l'heure où se propagent le sentiment de solitude, l'individualisme et la perte du lien social. En stigmatisant les uns ou les autres, en divisant les Français, des coups de canifs ont été régulièrement donnés ces dernières années à notre pacte social et républicain, alors qu'il est plus que jamais nécessaire de se rassembler.
Je veux que la France retrouve un projet collectif en rendant à la citoyenneté toutes ses dimensions de dignité, de solidarité et d'engagement au quotidien.

Qu'il s'agisse d'emploi, de pouvoir d'achat, d'éducation, de santé ou de sécurité, chacun a le sentiment que les inégalités se creusent. La crise les a encore aggravées. Avec 8 millions de Français confrontés à la pauvreté et 15 millions qui ne parviennent plus à boucler leur fin de mois, la peur du déclassement et de la précarité font perdre confiance en l'avenir.
Je veux refonder notre modèle économique et social pour retrouver un juste équilibre entre les citoyens, les entreprises, les territoires.

Face à la mondialisation, il n'y a pas de fatalité. Si nous voulons avoir prise sur les évènements mondiaux, nous devons, à l'intérieur, mettre fin à la confusion des pouvoirs et nous doter des outils nécessaires pour ne pas donner l'impression d'un Etat impuissant et inefficace. A l'extérieur, nous devons faire entendre à nouveau la voix originale de la France.
Je veux redonner à l'Etat ses capacités d'agir et redonner à notre politique étrangère sa capacité d'indépendance, d'initiative et d'entraînement.
Au cœur de mon engagement il y a toujours eu l'indépendance de notre nation et la conviction qu'elle avait un message original à défendre dans le monde.
C'est pourquoi en 2003, lorsque les Etats-Unis ont envisagé une opération militaire contre l'Irak, avec Jacques Chirac nous avons voulu préserver la légitimité des Nations Unies, en rappelant que le droit devait prévaloir sur le recours unilatéral à la force.
Nous pensions, ralliant à cette idée de nombreux autres Etats, que l'usage de la force en Irak ne manquerait pas d'être lourd de conséquences, tant pour les hommes que pour la stabilité internationale.
Le chômage de masse n'est pas une fatalité. C'est avec cette conviction que nous avons engagé entre 2005 et 2007, avec Jean-Louis Borloo, la bataille de l'emploi, en mobilisant tous les ministères et tous les services de l'Etat au service de cette priorité. Grâce à un volontarisme au jour le jour en faveur des jeunes, des chômeurs de longue durée, des seniors et de ceux qui sont laissés à l'écart du marché du travail, grâce aussi à des idées neuves comme le Contrat de Transition Professionnelle, qui a préfiguré ce que pourrait être une vraie sécurisation des parcours professionnels, ou le Contrat Nouvelle Embauche qui a permis à de nombreuses PME de créer de nouveaux emplois. Les résultats ont été au rendez-vous avec 600 000 chômeurs en moins à l'issue des deux années et le taux de chômage le plus faible depuis vingt quatre ans.
Troisième priorité de mon gouvernement, j'ai voulu renforcer l'économie française, affaiblie par la hausse du coût du travail depuis les 35 heures et par la perte de nos avantages compétitifs. En menant une politique de patriotisme économique pendant ces deux années de gouvernement, nous sommes parvenus à défendre de grands groupes qui contribuent au rayonnement de notre pays, à la croissance et à l'emploi sur notre territoire national. Avec les pôles de compétitivité, nous avons mis en place des atouts majeurs pour le développement de filières industrielles tournées vers l'avenir. J'ai la certitude que nous restons un grand pays industriel, capable de grandes innovations et fort de secteurs majeurs, comme les industries agro-alimentaires, l'énergie ou les transports. Seule une politique d'offre conséquente peut permettre de remettre notre économie sur les rails de la croissance.
Dès 2005, avec Thierry Breton, nous avons placé la lutte contre les déficits parmi nos principales priorités. Nous n'avons pas le droit de laisser aux générations à venir le fardeau des manques de courage accumulés par les gouvernements précédents. Là encore, seule une mobilisation de tous les instants pouvait s'attaquer à la culture de la dépense publique qui s'est installée dans notre pays depuis la fin des Trente Glorieuses. L'organisation de conférences nationales des finances publiques a permis de faire un audit sérieux des postes de dépense de l'Etat qui pouvaient être améliorés. Grâce à cela, nous avons pu réduire les déficits de plus de quarante milliards d'euros en deux ans. C'était la première fois depuis 1974 qu'un gouvernement s'efforçait de réduire les déficits au-delà de ce que la croissance rendait possible.
Quatre ans durant, j'ai eu à cœur d'alerter les Français sur les méprises d'un gouvernement qui se détournait de l'essentiel, sur les risques de division pour notre cohésion nationale et sur les menaces pesant sur la France dans la grande crise de la mondialisation que nous traversons depuis 2008. Je me suis efforcé de me donner les moyens de défendre des idées, des propositions et une alternative à la politique menée.
C'est dans cet esprit que j'ai fondé en 2010 le mouvement République Solidaire, un mouvement politique neuf, indépendant et au-dessus des partis.
Nous devons aujourd'hui bousculer la vie politique pour changer la donne. Face à la succession des crises, nous devons rendre possible un réveil des citoyens, car eux-seuls peuvent reprendre leur destin collectif en main. Répondre à l'appel de la France en faisant le choix de l'union et de l'effort, voilà la nécessité.
Dans ce temps de grandes difficultés, nous devons nous rassembler sur l'essentiel, nous devons nous rassembler sur la France.
| Direction de campagne | COORDONNATEUR POUR LE PROJET | |||||
| Brigitte GIRARDIN, ancien ministre | Jean-Claude CARRIÈRE | |||||
| CONSEILLER POLITIQUE | CONSEILLER POLITIQUE | CONSEILLER POLITIQUE | CONSEILLER POLITIQUE | |||
| Nelly OLIN, ancien ministre | Azouz BEGAG, ancien ministre | Jean-Pierre GRAND, député de l'Hérault | Marc BERNIER, député de la Mayenne | |||
| CONSEILLER STRATÉGIE | CONSEILLER COMMUNICATION | PORTE-PAROLE | RESPONSABLE DE L'ASSOCIATION DE FINANCEMENT | |||
| Olivier ORBAN | Marin de VIRY | Luc BROSSOLLET | Laurent TESSLER | |||
| CHARGÉE DE MISSION AUPRÈS DE LA DIRECTION DE CAMPAGNE | CHARGÉ DE MISSION AUPRÈS DE LA DIRECTION DE CAMPAGNE | RESPONSABLE DE LA COMMUNICATION NUMÉRIQUE | RESPONSABLE DES RELATIONS AVEC LA PRESSE | |||
| Sylvie BOURAS | Xavier SAUZADE | Anthony HAMELLE | Maguy PELTIER | |||
| RESPONSABLE DE LA MOBILISATION CITOYENNE | RESPONSABLE DE L'ORGANISATION DES DÉPLACEMENTS | RESPONSABLE DES RELATIONS AVEC LE MONDE ASSOCIATIF | RESPONSABLE DES ÉTUDES | |||
| Hakima AIT EL CADI | Alain MAUROY | Assia MEDDAH | Julien MIRO |
Editeur du site :
Association de Financement Électoral Villepin 2012
91 bis, rue du Cherche Midi
75006 Paris
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Directeur de la publication :
Mme Brigitte Girardin, directeur de campagne
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Solidaire